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Pourquoi pas moi?

1 mètre 52, née à Brest, un IMC criant au scandale, on ne peut pas dire que je parte sur de bonnes bases pour jouer au rugby. A treize ans, lorsque j’annonce triomphante à ma mère que je lâche la gym pour ce sport de contact, je me prends une sacrée veste : «la gym ce n’est pas si mal tu ne trouves pas?». Heureusement mon rugbyman de père m’a tout appris. Le tee, les passes, le stade, le maul et la mêlée. Une femme qui parle et pense rugby, ça peut paraître étrange, et pourtant c’est ce que je m’apprête à faire.

D’après une célèbre étude sociologique, nous ne serions qu’à 6 contacts d’une personne connue. Essayons de contacter Fabien Galthié, un des internationaux les plus capés de l’histoire du rugby français. Hier acteur et aujourd’hui témoin, omniprésent sur la scène rugbystique et médiatique, quel regard porte-t’il sur son sport et sur sa reconversion?

Décryptons ensemble ce qui est considéré comme un sport d’hommes. Suivez-moi je vous emmène au cœur de la mêlée.

Coup d’envoi Qui suis-je? Plus tard

XV de France : ils ont touché l’Ovalie du bout des doigts.

Crédits photo : AFP

Déception, frustration, tristesse. Autant de mots qui pourraient résumer ce soir ce qu’il s’est passé dans les têtes des joueurs et des supporters des bleus (blancs du jour). En s’inclinant héroïquement 7 à 8, les joueurs de Marc Lièvremont ont frôlé la victoire.

9h30 ce matin dans un petit bar de Montparnasse. Alors que le serveur installe les tables et sert les premiers cafés, les voyageurs en transit arrivent peu à peu. Un petit quart d’heure plus tard les croissants fleurissent sur les tables et les supporters malheureux de ne pas pouvoir voir LE match en intégralité commencent à lancer leurs premiers encouragements quand Thierry Dussautoir suivi du reste de l’équipe pénètrent sur le terrain. Et tous se disent que c’est un gros match qui sera livré dans quelques instants sous leur yeux quand, ensemble, le XV de France dessine le «V» de victoire face au Haka Black. D’autre (comme moi) penseront qu’il s’agit également d’une flèche pointé sur celle que l’on surnomme depuis plusieurs semaine «la meilleure équipe du monde».

Et la victoire avec un grand V on se donne le droit d’en rêver dès les premières minutes du match. Les joueurs sont concentrés, appliqués et gênent les All Blacks d’entrée de jeu. On peut y croire également car le pied de l’ouvreur Néo-Zélandais est bien malheureux en cette première mi-temps. Mais sur une touche à quelques mètres de leur ligne d’en-but le rideau blanc cède. Essai. Dans le bistrot 15 on est comme assommé. Mais pas longtemps, car à nouveau le pied de Weepu flanche. La France resserre les rangs et reprend confiance, et on est impeccable en touche. Oui mais, si minutes après avoir encaissé l’essai de Woodstock c’est un nouveau coup dur : Morgan Parra victime d’un (coup de ?) genou dans la tête sors une première fois, rerentre, puis ressors définitivement. La France vient de perdre son pied en or. Avec le recul on se dit que c’est précisément à ce moment là que la Coupe s’envole.

5-0 au retour du vestiaire rien n’est joué, elle est bien loin la fessée monumentale que nous avait promit le New Zeland Herald. Ils sont loin également les français «vicieux» et «mauvais», ceux-ci sont conquérants, presque héroïques et surtout tiennent le match. Malgré une pénalité encaissé qui creuse le score 8-0 ce sont eux qui gênent les Blacks, parfois même les dominent. Oui mais encore, Monsieur l’arbitre de la rencontre semble avoir oublié l’impartialité et oublie de siffler quelques (de nombreuses) fautes Néo-Zélandaises. Sur le banc de touche, en tribune, sur le terrain on s’énerve. Et cette rage se transforme bientôt en essai. Sur une magnifique action les français soudés envoient Dusautoir en Ovalie. Au pied des poteaux Thierry, l’homme du match, fait trembler tout le Stade : 5-8. François Trinh Duc, lui, se charge de ramener la France à 1 point de l’Histoire. Les blancs essayent, s’acharnent, mais il n’y aura pas d’autres essais, et surtout pas d’autre pénalités. Car Monsieur Joubert semble avoir décidé que nous ne serions pas champions du monde. Les Blacks, devant leur public en transe finissent leur (pâle) prestation à l’essui glace. Coup de sifflet final. L’Eden Park n’aura pas été notre Paradis. Cris de joie, larmes de peine ici et ailleurs. Nous ne pouvons toujours pas mourir tranquilles. De cette finale on ne retiendra que cela, des larmes de déception oui, mais surtout une belle bande de héros qui aura gagné ce jour là l’admiration du monde entier. Chapeau.

Je m’inquiétais de ne plus ressentir quoi que ce soit depuis plusieurs matchs. Difficile à accepter. Mais ce matin j’ai ressenti. Même si le XV de France n’a pas soulevé la coupe, j’ai tremblé, j’ai espéré, j’y ai cru. Et rien que pour cela . Merci.

XV de France : en finale et dans la douleur

Crédits photo : Reuters

Le paradis est parfois difficile à atteindre. Les français ont vécu de longues minutes d’angoisse lors de cette demi-finale. C’est dans la douleur et avec seulement un tout petit point d’avance que le XV de France s’est qualifié pour la troisième finale de son histoire.

Cette première demi-finale de la Coupe du Monde 2011 semble avoir été écrite comme un scénario. Dès l’entrée sur le terrain des joueurs et dès les hymnes nationaux on peut lire dans les yeux des Gallois la rage de vaincre, l’envie de montrer qu’ils ne sont pas arrivés là par hasard. De leur côté les français sont concentrés, ils veulent cette finale.

Et ce sont les Gallois qui ouvrent le score sur une pénalité de Hook. Les français se mettent à le faute d’entrée de jeu et payent cher cette première erreur. Côté français on commence à perdre les ballons, on accumule les fautes et on subit. Les gallois jouent les métronomes et nous malmènent. Mais le match prend une toute autre tournure à la 18ème minute suite au placage cathédrale de Sam Warburton sur Vincent Clerc. L’issue du match tient alors de la couleur du carton. Et c’est finalement le rouge qui sort de la poche de monsieur l’arbitre. Coup de massue pour les Gallois qui vont jouer le reste de la rencontre à 14 contre 15. On se dit alors que les bleus viennent de mettre une sérieuse option sur la victoire.

Morgan Parra inscrit deux pénalités pendant la première mi-temps et permet aux bleus de se remettre dans la course. Malgré cela, les Diables Rouges qui n’ont jamais aussi bien porté ce nom s’accrochent, s’arrachent et continuent de nous faire mal malgré un jeu au pied malchanceux. 6 à 3 à la pause. Tout reste à faire.

En début de seconde période l’inattention et la fatigue française est punie par un magnifique essai gallois. Et malgré l’excellent jeu au pied de Morgan Parra qui augmente le score de 3 points, c’est la stupeur dans le stade. Malgré un effectif amputé les rouges sont plus que jamais présents dans le match. La transformation passe à côté et permet aux français de rester en tête. A partir de là les français joueront «avec la peur au ventre» dira Morgan Parra les larmes aux yeux. Un point d’avance. Un seul.

La peur au ventre justement, les français laissent le champ libre au Pays de Galles qui obtient une pénalité face aux poteaux à 5 minutes de la fin. Là encore le ballon ne passera pas. Les dernières secondes ont du paraitre une éternité dans le camp français qui n’arrive pas à garder la main sur la balle. Les Gallois commettent finalement un en-avant fatal, point final de ce match sans intentions de jeu et pas franchement beau à regarder, mais qu’importe : la France est en finale de la coupe du monde. On ne retiendra que ça. Cela et également le fair-play des Gallois.  Quel respect entre nations du nord. Bravo messieurs. Suite et fin de l’histoire Dimanche prochain.

XV de France : l’invité surprise.

Crédits photo : Stefan Wermuth/Reuters

Le crunch. Le quart de finale de tous les dangers pour le XV de France. Rappelons tout de même qu’en 2003 et 2007 c’est bien la marée blanche qui nous a sorti du mondial, nous privant ainsi d’un titre que nous n’avons jamais réussi à décrocher. Pourtant aujourd’hui, contre toute attente et malgré toutes les critiques essuyées depuis le début du championnat c’est bel et bien le coq qui a piétiné la rose.

L’invité suprise de ces demi-finales sera donc le XV de France. Car les bleus ont su prendre les commandes de ces quarts dès le début de la première période. Ils chippent des ballons, agacent les anglais jouent rapidement, et résistent aux contacts sévères. C’est à peine si on reconnait les hommes de Marc Liévremont. La première pénalité entre les perches de Yachvili vient confirmer cette tendance. Suite à un beau mouvement collectif des avants, le premier essai (magique) de Vincent Clerc ne se fait pas attendre. Les supporters qui ont fait le déplacement exultent. 11-0.  Le deuxième essai sera signé Max Médard, l’autre Ferrari toulousaine, sur une passe cadeau d’AlexisPalisson. 16-0, on se dit que la demi-finale n’est plus si loin, à une mi-temps seulement. 40 minutes en fait. Oui mais, les anglais remettent le feu avant le retour aux vestiaires. Ambiance.

La match est dur, et la bataille se livre sur chaque action. La deuxième mi-temps est d’ailleurs loin d’être à sens unique. Les anglais reprennent du poil de la bête et sont bien décidés à tirer leur épingle du jeu. Les français sont préssés, commencent alors à se mettre à la faute et défendent plus qu’ils n’attaquent. La sanction ne tarde pas : essai anglais, 16 à 7, le match reste ouvert. Dans le camp français la pression monte d’un cran. Commence alors une longue session de coaching et c’est pratiquement un deuxième match qui commence. Le drop de François Trinh Duc donne de l’air aux français qui commencent à subir et surtout à souffrir. Deuxième essai du XV de la Rose à 4 minutes de la fin du match accordé après arbitrage vidéo. La Rose n’est plus qu’à 7 petits points des français et des prolongations.
Mais les minutes avancent et les bleus voient la libération approcher. L’angleterre concède une pénalité et le ballon de Morgan Parra termine sur le poteau mais qu’importe. Le camp français s’est levé : ils viennent de s’offrir la demie.

Alors, est-ce grace à la (re)mobilisation des joueurs, à l’envie, à un regain de fierté, ou grace à la moustache de Marc Lièvremont? Qu’importe le résultat est là. Rendez-vous la semaine prochaine pour défier des diables rouges tombeurs de l’Irlande.

XV de France : qualification dans la douleur.

Crédits photo : AFP Photo/Marty Melville

Coup de tonnerre sur Wellington. On attendait des Tongiens incisifs et ambitieux, mais ce scénario là personne ne l’avait prédit. Les français ont vu rouge et s’inclinent 14-19. Le quart de finale risque de faire très mal aux joueurs de Marc Liévremont.

Yachvili avait pourtant pris les devant en début de match en ouvrant le score sur pénalité. Les Tongiens ne sont pas vraiment structurés et multiplient les approximations. Mais à l’image du visage ensanglanté de JB Poux : les deux équipes se livrent une folle bataille. L’égalisation ne tarde d’ailleurs pas à arriver. 3 partout. L’équipe de France qui nous avait promit un rugby décomplexé semble bien timide, fragile même.

L’enthousiasme des Tonga donne le ton. Les bleus commencent à subir et échappent de peu à une seconde pénalité. Avantage aux français après 22 minutes de jeu. Mais on ne trouve pas la solution et l’essai est loin d’être acquis.

Le doute s’installe

La foudre s’abat sur le Stade à la 24ème minute et laisse sans voix : les rouges s’envoient en Ovalie. La France peut-elle rentrer à la maison sans passer par la case phases finales? Le doute s’installe.

L’équipe du Tonga fait mal, avance sur chaque percussion et met les français à la faute. Ils comptent alors 7 points d’avance. Et la sortie du 3/4 Hufanga sur carton jaune (discutable) ne permettra pas au XV de France de mettre la main sur le match.

A la sortie du vestiaire on espère entrevoir des français survoltés et tout du moins réveillés. Mais la sérénité n’a pas fait son entrée sur le terrain et le match reste à sens unique. La défense se fait cisailler, trancher, découper. Les bleus se noient.

Les tentatives manquées et les essais ratés des Tongiens permettent aux français de penser à la qualification. Car les rouges sang du jour semblent jouer pour la gagne plus que pour les quarts. Ils prennent les points au pied, oubliant qu’ils ne sont plus qu’à deux essais de renvoyer nos bleus à la maison.

L’essai ne Vincent Clerc rassure à peine, voir pas du tout. En encaissant un seul essai les français obtiennent un sursis. Mais où va cette équipe ? Les quarts de finale vont faire (très) mal. Car en face ce qui nous attend n’est ni fébrile ni en pleine tourmente.

Angleterre-Argentine : les anglais ont vu noir

Crédits photo : AFP - Martin Bureau

Ce qui est sur c’est que le sélectionneur Martin Johnson s’attendait à mieux de la part de son équipe. Les anglais ont pataugé dans une mer ciel et bleu pendant plus de 60 minutes avant de trouver (enfin) la solution et de s’imposer 13 à 9.

D’entrée de jeu les Pumas se sont montrés plus efficaces que les anglais et ont ouvert le score sur pénalité après un premier temps fort. Mais hélas des pénalités il y en aura peu. D’un côté comme de l’autre les buteurs sont en panne et ne trouvent que l’extérieur des poteaux. Etonnant de la part de Johnny Wilkinson, pourtant maitre en la matière, qui ne réussira que 3 coups de pied sur 8 lors de cette rencontre.

Le duel se fait donc à l’impact. Et on assiste à un match 100% défense. Les attaques se font rares, n’aboutissent pas et les deux équipes ne trouvent pas la solution. Incroyable mais vrai les anglais auront attendu 21 minutes avant de pénétrer pour la première fois en terres argentines, autrement dit dans des 22 Pumas plutôt bien gardés. Les gestes forts de la rencontre resteront «le baiser du détraqueur» très gentiment offert à Ledesma, ou encore le carton jaune de Dan Cole, consigné 10 minutes au frigo en fin de première mi-temps. Plutôt glacial…

En seconde période les anglais semblent plus que jamais en difficulté, accumulent les fautes et les approximations. Mais on ne peut pas dire que cela leur coûte cher puisque le coup de pied argentin reste malchanceux. Presque une malédiction. Une malédiction qui s’abat sur le reste de l’équipe : deux blessés argentins dont l’incontournable Contepomi touché aux côtes.

La solution vient enfin à la fin du match, et pas du côté où on l’attendait. L’Angleterre se réveille enfin et plie le match avec un essai de Ben Youngs. 10 à 9 les panthères noires d’un jour prennent l’avantage pour la première fois dans ce match. Wilkinson enfin inspiré enfonce le clou 13 à 9. Assommé par l’essai les argentins tenteront de revenir dans les dernières minutes. En vain. Les anglais ont gagné «à l’anglaise». L’addition est salé pour le butteur Puma.

France-Japon : ce fut dur !

«Même pas du soulagement», ce sont les premiers mots de Marc Lièvremont, le sélectionneur du XV de France après le coup de sifflet final. Et pour cause ! Les français se sont imposés 47 à 21 contre le Japon, mais sont loin d’avoir maitrisé leur copie de bout en bout.

Crédits photo : AFP, William West.

La première mi-temps avait pourtant bien débuté pour les bleus avec un essai inscrit par Julien Pierre dans les premières minutes de jeu. On entrevoit une équipe de France conquérante et inspirée. Mais la franche domination malgré deux autres essais inscrits en première période (Trinh-Duc et Clerc) n’est que de courte durée. Les japonais mettent la pression et poussent les français à la faute. Place alors à un rugby approximatif, brouillon, ponctué d’en-avants et de perte de ballon. Retour aux vestiaires sur le score de 25 à 11.

A leur retour sur le pelouse on espère voir un XV de France plus précis. Les porteurs de ballons esseulés et les nombreuses fautes ayant terni la première période. Mais la bonne volonté des français n’est pas récompensée. Deux essais refusés en quelques minutes leur minent le moral. Dommage puisque le deuxième semble bien valable. La suite est moins reluisante, Arlidge profite de la confusion générale pour s’introduire dans les boulevards laissés dans la défense française pour marquer deux essais en seconde période. Il semble bien difficile à valider cet essai de bonus offensif qui serait pourtant le bienvenu pour le XV de France. Et c’est finalement Nallet qui trouve la solution. Puis Pascal Pape fraichement entré en jeu s’envoi à son tour en Ovalie en prenant bien soin d’aplatir non pas une mais deux fois dans l’en-but. On ne sait jamais…Morgan Parra promu 10 suite à la sortie de Skrela inscrit le dernier essai du match sur une passe cadeau d’Heymans. Score final 47-21.

Arbitrage contestable, japonais motivés, français hésitants voilà le cocktail d’un match difficile et brouillon. Le butteur nippon ayant oublié des points en route l’addition aurait pu être plus salée. Prochain adversaire des bleus : le Canada. On espère mieux.

All Blacks-Tonga : seconde cérémonie d’ouverture

Belle affiche pour entamer cette coupe du monde. All Blacks/Tonga. Les favoris étaient bien sur les Blacks puisqu’ils avaient infligé aux Aigles la plus lourde défaite de leur histoire il y a 11 ans sur le score ahurissant de 102 à 0.

Crédits photo : Reuters/Jacky Naegelen

Ce matin, l’esprit Maori était bien présent, prenant même sur cette pelouse de l’Eden Park. Il y avait beaucoup d’émotion dans les deux Haka, beaucoup de respect également entre ces deux équipes. On assiste à une énorme entame de match des Blacks qui mettent la pression dès les premières minutes. Rien d’étonnant, les favoris ont semble t-il envie de montrer que ce statut est mérité. Confirmation quelques minutes plus tard avec un premier essai pour les hommes de Graham Henri signé Israël Dagg. A la 20ème minute Richard Kahui transperce à son tour la défense des Aigles de mer 15-0. La domination est à présent irrévocable. La suite du match est un véritable festival d’essais : Dagg et Kahui récidivent. Les monstrueux Blacks nous font leur propre cérémonie d’ouverture. Un spectacle qui coûte cher aux Tongiens. Une pénalité avant le retour aux vestiaires leur permet cependant d’obtenir 3 petits points.

Regain de fierté en début de deuxième période côté Tongiens. Ils resserrent les rangs et défendent enfin. Les changements semblent redonner de l’air à cette équipe en souffrance. L’essai non accordé des Blacks soulève un vent d’indignation dans les tribunes du Stade, le score reste de 29 à 3. Mais l’orgueil Néo Zélandais réplique quelque minutes plus tard, Kaino inscrit un 5ème essai indiscutable cette fois-ci, transformé par Dan Carter. C’est l’orgueil également qui pousse enfin les Aigles en Ovalie après une longue et belle séquence de pick and go. L’honneur de l’équipe est sauf alors que les Blacks, eux, sont bien moins incisifs dans cette seconde période et commencent à se désorganiser. Moins incisifs certes mais encore efficaces puisque Nonu en parfait chef d’orchestre met un point final à ce match en marquant un ultime essai. Score finale 41 à 10.

Le XV de la fougère a dominé le match de bout en bout et par la même occasion envoyé un message au reste du monde. Point positif : moins de fautes. Point négatif : encore relâchés en deuxième mi-temps.  Ce qui est sur : leur futurs adversaires auront fort à faire pour faire tomber ces colosses dans leur jardin d’Eden.

Du rythme, du jeu, du rugby, promesse tenue.

World Cup ouvre toi !


Crédits photo : REUTERS/Jacky Naegelen

Cela faisait plusieurs mois que le monde attendait ce rendez vous. Et bien la Coupe du Monde commence enfin aujourd’hui. Beaucoup on déjà donné leur pronostic, chacun y va de son commentaire, mais les réponses à toutes ces questions vont se jouer sous nos yeux durant plus d’un mois.

Ce matin, alors que la nuit tombait sur la Nouvelle Zélande, la France, elle, se réveillait  à peine. Mais un seul évènement réunissait la planète rugby : la cérémonie d’ouverture. Belle, entremêlée de rugby, de fair play et d’appel à la fête. On n’en attendait pas moins de la Nouvelle Zélande, terre de Rugby, nation du célèbre Haka. Au coeur de l’immense Stade D’Auckland le pays hôte a donné le coup d’envoi de cette WRC (Worl Rugby Cup) 2011. Et s’il semble difficile d’aller chercher le trophée sur les terres des All Blacks, tous les espoirs sont permis pour les différentes nations engagées. Il s’agit avant tout d’une compétition et les surprises peuvent s’inviter à tout moment.

Pour ce qui est de la diffusion télé, on s’attendait à ce que France 2 rafle la mise. Depuis plusieurs années c’est la chaine qui diffuse le Six nations. On a pu voir depuis plusieurs mois une volonté d’en dire plus sur les avants-matches, de nous montrer plus d’images «hors terrain» et c’est à mon sens plutôt réussi. Malgré cela c’est TF1 qui remporte le gros lot avec la diffusion de la cérémonie d’ouverture et des plus grosses affiches. L’équipe mobilisée est donc «toute neuve» et on espère qu’elle nous fera vivre de beaux et bons moments de rugby.

Stanislas Sevens

http://www.dailymotion.com/videoxj0cq9

Au cœur du Stan Sevens avec les moyens du bord. Une belle aventure journalistique.

Au cœur de Pink and Go

Tous les chemins ne mènent pas au rugby. Celui d’Aurélien si. En juin 2009 ce sérigraphe décide de lancer sa propre marque, «Pink and Go». Depuis , il travaille pour le monde du ballon ovale. Chose à laquelle il n’aurait jamais pensé il y a quelques années.

«J’ai plutôt une culture foot». Difficile à croire lorsque l’on observe les polos estampillés Pink and Go et les logos en forme de ballon ovale. Et pourtant, cet originaire de la banlieue parisienne ne pensait pas faire du rugby son métier. «Ma femme est mordue de rugby», «une auvergnate supportrice de l’ASM», ajoute t-il. C’est elle qui lui a soumis l’idée : créer une marque de rugby, à destination des femmes. Et cela tombait bien, car lui rêvait depuis longtemps de lancer une marque de vêtements. A eux deux, ils ont donné naissance à «Pink and Go», en référence à l’action qui consiste à ramasser le ballon dans un regroupement et à attaquer droit devant soi.  «Il y a environ 10 000 filles licenciées en France», de quoi attirer une belle clientèle. Mais pour Aurélien cette marque s’adresse également aux femmes qui aiment la mode.

«J’ai envie d’adapter mon logo aux couleurs des clubs»

Et pour lancer cette marque, quoi de mieux qu’une féria. En Aout 2009 ce jeune créateur se jette dans le grand bain. Banco. Il vend 150 polos et voit que son travail plait. «J’ai de l’imagination, j’arrive à cerner les envies et ça me permet de faire des choses qui plaisent». Suite à cela, il décide de lancer son site web. L’aventure commence réellement. Il avoue que parfois Pink and Go, c’est énormément de boulot «je suis tout seul. Je m’occupe de la com, de la création, de la fabrication et de la gestion du site…». Mais il aime ce qu’il fait et ne compte pas s’arrêter là. Car il a beau être «tête en l’air et désordonné», il a des projets plein la tête. Le premier en tant que partenaire du rugby féminin, c’est de développer «Pink and Go club» et de fournir des maillots à différents clubs féminins. Plusieurs se sont déjà laissés séduire et l’ont contacté. «J’ai envie d’adapter mon logo aux couleurs des clubs. Les féminines de Béziers par exemple m’ont demandé de leur faire des polos», actuellement 7 clubs portent les polos de gala. L’autre projet, serait de distribuer sa marque en magasin. Mais pour le moment, cela reste en suspens.

Des histoires et des anecdotes sur les coulisses de ce sport, il en a des dizaines et des dizaines à raconter. Et si Aurélien rêve de voir Pink and Go partout, il reste lucide «je préfère m’attaquer à de petits clubs, je ne veux pas bruler les étapes». En attendant sa femme, celle qui lui a soufflé cette si bonne idée à croisé une jeune fille qui portait un de ces fameux polos dans une salle d’attente. C’est dit, entre les prêts-à-porter et l’offre club, Pink and Go commence à prendre ses marques.

A.Laurent.