«Ça reste un sport masculin. Ce n’est pas macho». (D)étonnante déclaration. Fabien Galthié a déclenché de vives réactions avec ces propos tenus aux micros de Femme Actuelle. Sur les blogs les commentaires de dizaines de femmes ne se sont pas fait attendre. «Décevant», «provocant», «faux». Alors, qu’en est-il? Les femmes peuvent-elles sauter le pas et passer du statut de supportrices à celles de joueuses? Leur rugby est-il très différent de celui des hommes? Evitent-elles le contact et le combat?
J’ai longtemps hésité à me lancer dans l’aventure rugby. Et si pour l’instant ce sont les praticables que je foule et non pas le gazon, je garde cette idée en tête. Oui un jour j’espère bien lâcher les justaucorps pailletés et les chaussons Christian Moreau pour le short large et les crampons. Larguer les roues et les flips pour les essais et les chisteras. Délaisser la magnésie pour l’herbe et la terre.
Je me demande donc (et c’est légitime) ce qui m’attend. Plaquages ou évitements? Est-ce que je risque le nez cassé ou autres blessures de guerre (Je l’espère. On peut raconter tellement d’histoires à propos d’une cicatrice ou d’une balafre).
Mais si on en croit Gatlhié, le contact ne serait pas pour nous. Pourtant, trois clics plus tard, je tombe sur un reportage concernant l’équipe féminine de l’ASRUC (Association Sportive Rouen Université Club). Karl Janik (entraîneur de l’équipe et ancien troisième ligne toulousain), déclare être «enthousiaste par rapport à cette équipe féminine qui joue réellement au rugby», avant d’ajouter qu’ «il y a un paramètre fondamental auquel on ne peut pas échapper au rugby, c’est le contact. Les filles savent, quand elles viennent jouer au rugby, que la dimension du contact et du combat est permanente, parce que c’est l’essence même de ce jeu. C’est le règlement qui le permet et qui le veut». La question reste donc en suspend…

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Marre de ces réflexions machistes
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