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France-Japon : ce fut dur !

«Même pas du soulagement», ce sont les premiers mots de Marc Lièvremont, le sélectionneur du XV de France après le coup de sifflet final. Et pour cause ! Les français se sont imposés 47 à 21 contre le Japon, mais sont loin d’avoir maitrisé leur copie de bout en bout.

Crédits photo : AFP, William West.

La première mi-temps avait pourtant bien débuté pour les bleus avec un essai inscrit par Julien Pierre dans les premières minutes de jeu. On entrevoit une équipe de France conquérante et inspirée. Mais la franche domination malgré deux autres essais inscrits en première période (Trinh-Duc et Clerc) n’est que de courte durée. Les japonais mettent la pression et poussent les français à la faute. Place alors à un rugby approximatif, brouillon, ponctué d’en-avants et de perte de ballon. Retour aux vestiaires sur le score de 25 à 11.

A leur retour sur le pelouse on espère voir un XV de France plus précis. Les porteurs de ballons esseulés et les nombreuses fautes ayant terni la première période. Mais la bonne volonté des français n’est pas récompensée. Deux essais refusés en quelques minutes leur minent le moral. Dommage puisque le deuxième semble bien valable. La suite est moins reluisante, Arlidge profite de la confusion générale pour s’introduire dans les boulevards laissés dans la défense française pour marquer deux essais en seconde période. Il semble bien difficile à valider cet essai de bonus offensif qui serait pourtant le bienvenu pour le XV de France. Et c’est finalement Nallet qui trouve la solution. Puis Pascal Pape fraichement entré en jeu s’envoi à son tour en Ovalie en prenant bien soin d’aplatir non pas une mais deux fois dans l’en-but. On ne sait jamais…Morgan Parra promu 10 suite à la sortie de Skrela inscrit le dernier essai du match sur une passe cadeau d’Heymans. Score final 47-21.

Arbitrage contestable, japonais motivés, français hésitants voilà le cocktail d’un match difficile et brouillon. Le butteur nippon ayant oublié des points en route l’addition aurait pu être plus salée. Prochain adversaire des bleus : le Canada. On espère mieux.

All Blacks-Tonga : seconde cérémonie d’ouverture

Belle affiche pour entamer cette coupe du monde. All Blacks/Tonga. Les favoris étaient bien sur les Blacks puisqu’ils avaient infligé aux Aigles la plus lourde défaite de leur histoire il y a 11 ans sur le score ahurissant de 102 à 0.

Crédits photo : Reuters/Jacky Naegelen

Ce matin, l’esprit Maori était bien présent, prenant même sur cette pelouse de l’Eden Park. Il y avait beaucoup d’émotion dans les deux Haka, beaucoup de respect également entre ces deux équipes. On assiste à une énorme entame de match des Blacks qui mettent la pression dès les premières minutes. Rien d’étonnant, les favoris ont semble t-il envie de montrer que ce statut est mérité. Confirmation quelques minutes plus tard avec un premier essai pour les hommes de Graham Henri signé Israël Dagg. A la 20ème minute Richard Kahui transperce à son tour la défense des Aigles de mer 15-0. La domination est à présent irrévocable. La suite du match est un véritable festival d’essais : Dagg et Kahui récidivent. Les monstrueux Blacks nous font leur propre cérémonie d’ouverture. Un spectacle qui coûte cher aux Tongiens. Une pénalité avant le retour aux vestiaires leur permet cependant d’obtenir 3 petits points.

Regain de fierté en début de deuxième période côté Tongiens. Ils resserrent les rangs et défendent enfin. Les changements semblent redonner de l’air à cette équipe en souffrance. L’essai non accordé des Blacks soulève un vent d’indignation dans les tribunes du Stade, le score reste de 29 à 3. Mais l’orgueil Néo Zélandais réplique quelque minutes plus tard, Kaino inscrit un 5ème essai indiscutable cette fois-ci, transformé par Dan Carter. C’est l’orgueil également qui pousse enfin les Aigles en Ovalie après une longue et belle séquence de pick and go. L’honneur de l’équipe est sauf alors que les Blacks, eux, sont bien moins incisifs dans cette seconde période et commencent à se désorganiser. Moins incisifs certes mais encore efficaces puisque Nonu en parfait chef d’orchestre met un point final à ce match en marquant un ultime essai. Score finale 41 à 10.

Le XV de la fougère a dominé le match de bout en bout et par la même occasion envoyé un message au reste du monde. Point positif : moins de fautes. Point négatif : encore relâchés en deuxième mi-temps.  Ce qui est sur : leur futurs adversaires auront fort à faire pour faire tomber ces colosses dans leur jardin d’Eden.

Du rythme, du jeu, du rugby, promesse tenue.

World Cup ouvre toi !


Crédits photo : REUTERS/Jacky Naegelen

Cela faisait plusieurs mois que le monde attendait ce rendez vous. Et bien la Coupe du Monde commence enfin aujourd’hui. Beaucoup on déjà donné leur pronostic, chacun y va de son commentaire, mais les réponses à toutes ces questions vont se jouer sous nos yeux durant plus d’un mois.

Ce matin, alors que la nuit tombait sur la Nouvelle Zélande, la France, elle, se réveillait  à peine. Mais un seul évènement réunissait la planète rugby : la cérémonie d’ouverture. Belle, entremêlée de rugby, de fair play et d’appel à la fête. On n’en attendait pas moins de la Nouvelle Zélande, terre de Rugby, nation du célèbre Haka. Au coeur de l’immense Stade D’Auckland le pays hôte a donné le coup d’envoi de cette WRC (Worl Rugby Cup) 2011. Et s’il semble difficile d’aller chercher le trophée sur les terres des All Blacks, tous les espoirs sont permis pour les différentes nations engagées. Il s’agit avant tout d’une compétition et les surprises peuvent s’inviter à tout moment.

Pour ce qui est de la diffusion télé, on s’attendait à ce que France 2 rafle la mise. Depuis plusieurs années c’est la chaine qui diffuse le Six nations. On a pu voir depuis plusieurs mois une volonté d’en dire plus sur les avants-matches, de nous montrer plus d’images «hors terrain» et c’est à mon sens plutôt réussi. Malgré cela c’est TF1 qui remporte le gros lot avec la diffusion de la cérémonie d’ouverture et des plus grosses affiches. L’équipe mobilisée est donc «toute neuve» et on espère qu’elle nous fera vivre de beaux et bons moments de rugby.

Stanislas Sevens

http://www.dailymotion.com/videoxj0cq9

Au cœur du Stan Sevens avec les moyens du bord. Une belle aventure journalistique.

Au cœur de Pink and Go

Tous les chemins ne mènent pas au rugby. Celui d’Aurélien si. En juin 2009 ce sérigraphe décide de lancer sa propre marque, «Pink and Go». Depuis , il travaille pour le monde du ballon ovale. Chose à laquelle il n’aurait jamais pensé il y a quelques années.

«J’ai plutôt une culture foot». Difficile à croire lorsque l’on observe les polos estampillés Pink and Go et les logos en forme de ballon ovale. Et pourtant, cet originaire de la banlieue parisienne ne pensait pas faire du rugby son métier. «Ma femme est mordue de rugby», «une auvergnate supportrice de l’ASM», ajoute t-il. C’est elle qui lui a soumis l’idée : créer une marque de rugby, à destination des femmes. Et cela tombait bien, car lui rêvait depuis longtemps de lancer une marque de vêtements. A eux deux, ils ont donné naissance à «Pink and Go», en référence à l’action qui consiste à ramasser le ballon dans un regroupement et à attaquer droit devant soi.  «Il y a environ 10 000 filles licenciées en France», de quoi attirer une belle clientèle. Mais pour Aurélien cette marque s’adresse également aux femmes qui aiment la mode.

«J’ai envie d’adapter mon logo aux couleurs des clubs»

Et pour lancer cette marque, quoi de mieux qu’une féria. En Aout 2009 ce jeune créateur se jette dans le grand bain. Banco. Il vend 150 polos et voit que son travail plait. «J’ai de l’imagination, j’arrive à cerner les envies et ça me permet de faire des choses qui plaisent». Suite à cela, il décide de lancer son site web. L’aventure commence réellement. Il avoue que parfois Pink and Go, c’est énormément de boulot «je suis tout seul. Je m’occupe de la com, de la création, de la fabrication et de la gestion du site…». Mais il aime ce qu’il fait et ne compte pas s’arrêter là. Car il a beau être «tête en l’air et désordonné», il a des projets plein la tête. Le premier en tant que partenaire du rugby féminin, c’est de développer «Pink and Go club» et de fournir des maillots à différents clubs féminins. Plusieurs se sont déjà laissés séduire et l’ont contacté. «J’ai envie d’adapter mon logo aux couleurs des clubs. Les féminines de Béziers par exemple m’ont demandé de leur faire des polos», actuellement 7 clubs portent les polos de gala. L’autre projet, serait de distribuer sa marque en magasin. Mais pour le moment, cela reste en suspens.

Des histoires et des anecdotes sur les coulisses de ce sport, il en a des dizaines et des dizaines à raconter. Et si Aurélien rêve de voir Pink and Go partout, il reste lucide «je préfère m’attaquer à de petits clubs, je ne veux pas bruler les étapes». En attendant sa femme, celle qui lui a soufflé cette si bonne idée à croisé une jeune fille qui portait un de ces fameux polos dans une salle d’attente. C’est dit, entre les prêts-à-porter et l’offre club, Pink and Go commence à prendre ses marques.

A.Laurent.

H Cup : Toulouse s’offre la demie dans la douleur

Crédits photo : DDM, Xavier de Fenoyl

Eprouvant, tel aura été le match opposant Biarritz et Toulouse ce week end. C’est dans la douleur et avec un sacré coup de pouce de Nyanga que les Stadistes se sont imposés.

Biarritz n’aura finalement pas tenu son pari. Les Biarrots n’ont pas réussi à gagner ce quart et à prendre leur revanche de la saison dernière. Et pour cause : malgré un début de première mi-temps en demi-teintes, les toulousains, ont fini par sortir le grand jeu. Vitesse, défense, attaque et trois quarts en forme. Heymans et Médard, les deux Ferrari toulousaines, ont creusé le trou avec leurs essais.

A la mi-temps le match semble donc bien engagé pour Toulouse, mais en deuxième période c’est une toute autre histoire. Biarritz sort du vestiaires avec une seule idée en tête : revenir au score.   Et les joueurs du Stade eux, concèdent 5 pénalités en seulement 16 minutes. De quoi faciliter la tâche des biarrots. Les esprits commencent à s’échauder, le BO retrouve confiance alors que de leur côté les toulousains semblent avoir perdu la vista et piétinent. Le moins que l’on puisse dire c’est que les deux équipes se livrent un véritable combat (à l’image de la tête bandée de Skrela). A quelques minutes de la fin, ce même Skrela est contré à quelques mètres de sa ligne. Bolakoro aplatit dans l’en but.  Mais dans l’euphorie l’ailier oublie l’Ovalie, marque en coin, et place donc son ouvreur dans un position difficile pour la transformation. La victoire au bout du pied, Yachvili flanche et envoie les deux équipes en prolongations.Le suspens est à son comble dans le stade espagnol.

Deux fois dix minutes en plus dans ce match de folie. L’ambiance est électrique à Anoeta, Imanol Harinordoquy, le basque veut rester dans le combat jusqu’au coup de sifflet final. Un match à suspens donc  et c’est finalement le Stade qui l’emporte. Ironie du sort, l’essai de Nyanga est lui aussi marqué …. sur un contre. Un scénario complètement fou qui aura tenu les spectateurs en haleine pendant plus d’une heure et demie. Prochain adversaire pour Toulouse : le Leinster à Dublin. Et là encore le défi s’annonce corsé.

6 nations : un Tournoi à géométrie variable

crédits photo : Panoramic

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce Tournoi 2011 nous aura réservé bien des surprises. Entame en demi-teinte pour la France et l’Angleterre. Déroute bleue en Italie, un Pays de Galles qui fait grise mine et une Irlande aussi surprenante que décevante.

Et si le XV de la Rose aurait logiquement du tirer son épingle du jeu et remporter un Grand Chelem, et bien là encore rien ne s’est pas passé comme on l’avait prévu. Hier le printemps était vert et les hommes du trèfle ont privé les anglais de cette victoire tant attendue. Il pleuvait en effet des cordes de champagne sur Dublin alors que les hommes de Declan Kidney arrosaient leur victoire bien méritée. Une victoire écrasante que personne n’attendait, surtout pas Martin Johnson le sélectionneur anglais. Rappelons que ces même Irlandais avaient été battus quelques semaines plus tôt par des Bleus pourtant hésitants.

Vous l’aurez compris le Tournoi devient une équation avec autant d’inconnues qu’il y a de nations qui participent : c’est à dire 6. Et tous ces pays partent pour la Nouvelle Zélande avec les mêmes doutes en tête. La question est à présent de savoir si une nation du Nord peut aller chercher une coupe du monde dans l’hémisphère Sud. Car il y a fort à parier que nous sommes attendus de pied ferme de l’autre côté du Pacifique. Et que là bas, nous allons nous heurter à des équipes puissantes et surtout régulières… Ce qui n’est pas vraiment le cas ici. Alors, rendez-vous en terres blacks…

Rugby : regain de fierté du XV de France.

Lionel Nallet inscrit le premier essai français. Crédits photo : REUTERS/Benoit Tessier

Les Gallois ont vu rouge hier au Stade de France. Alors qu’ils entraient sur le terrain avec l’objectif de remporter le tournoi, ils se sont heurtés à une vague bleue qui elle, n’avait qu’une seule idée en tête : se racheter.

28 à 9. C’est sur ce score bien plus satisfaisant que s’achève le tournoi pour le XV de France. Et il y avait de l’enjeu hier soir : effacer la déroute romaine. On peut le dire, c’est une équipe méconnaissable que l’on a vu évoluer sur le terrain. Pendant les hymnes les bleus semblent ne faire qu’un et sur les visages on peut lire de l’envie et de la détermination. Car ils le savent, ils sont attendus au tournant.

80 minutes durant, les joueurs sont revenus à un rugby d’école, mais un rugby qui marche. Pourtant d’entrée de jeu les gallois ont mis la pression et nous ont donné du fil à retordre. Mauvaise entame de match donc pour les français et les diables rouges en profitent pour prendre trois points entre les perches.

“il faut savoir apprécier cette révolte”

Mais c’était sans compter sur l’envie française hier et sur ses beaux ballons portés. Le premier échoue à moins d’un mètre de la ligne galloise, mais qu’à cela ne tienne. Le beau jeu au pied de James Hook n’y aura rien fait, l’équipe de France finit par trouver la solution dans les mains de Lionel Nallet, qui inscrit le premier essai du match après une course en solitaire de 40 mètres. Et comme pour le récompenser d’avoir montré l’exemple, Julien Pierre lui offre un magnifique cadeau de Noël en deuxième période. 18-6. La cabane n’est pas tombée sur le chien mais on commence sérieusement à y croire. Le public de St Denis se réconcilie avec son équipe et hurle une marseillaise à en faire trembler le Stade. Quelques minutes plus tard Vincent Clerc achève la défense galloise suite à un coup de pied bien dosé de son ouvreur. L’équipe de France avait promis d’être présente sur ses terres, et elle tient parole. «Je ne sais pas où on ira» a déclaré Marc Lièvremont à la fin du match, «mais il faut savoir apprécier cette révolte. Il y a eu beaucoup de choses qui se sont dites cette semaine, je ne parle pas des choses à l’extérieur mais à l’intérieur du groupe et ces choses se sont appliquées sur le terrain.»

Et de ce match on pourra retenir l’image de cette équipe soudée, et une certaine agressivité que l’on avait plus vue depuis bien longtemps. Mais les français le savent, ce qu’ils ont montré hier ne suffira pas en Nouvelle Zélande. Trop de ballons perdus en touche, pas assez de jeu, une mauvaise entame de match. Des essais certes, mais peu d’actions construites.

“il est temps à présent de relever les manches et de travailler”

De ce tournoi on pourra retenir la victoire contre les Diables Rouges et celle contre l’Irlande. Mieux vaudra oublier l’accident romain et le jeu stérile qu’ont pu montrer les bleus. Hier soir plusieurs joueurs ont pris leur tickets pour la Coupe du Monde. D’autres ont raté le coche et resteront sûrement à quai. Même si le XV de France termine il est vrai, sur une bonne note, les joueurs le savent, il est temps à présent de relever les manches et de travailler. En trois mois, on ne construit pas une attaque. Le XV a montré de belles qualités défensives et les joueurs devront partir avec ce qu’ils ont montré hier dans les valises. Quoi qu’il en soit, en septembre, ce qui est sûr, c’est que l’on ne nous fera pas de cadeau…

Rugby : le XV de France sombre à Rome

Crédits photo : F.FIFE / AFP

Les post se suivent et se ressemblent, le XV de France s’enfonce toujours un peu plus. Un peu plus de 10 ans après l’entrée de l’Italie dans le Tournoi, la Squadra tient sa première victoire contre les français. Dès les 10 premières minutes de jeu les tricolores ont fait grise mine : une défense désorganisée, des ballons perdus et des actions brouillonnes. En somme pas de quoi gagner un match, bien au contraire.

Pourtant sur le papier la France n’avait pas vraiment de quoi s’inquiéter, bien au contraire. Statistiquement l’Italie a la plus mauvaise touche du Tournoi et aucune victoire au compteur contre les bleus de France en 10 ans de tournoi. Mais à Rome rien ne s’est passé comme on l’avait prévu. A l’image de la malchance de Rougerie qui lâche son ballon dans l’en but, des munitions ratées et de cette Italie donnée perdante qui résiste, et qui résiste bien.Ce match nous aura tenu en haleine jusqu’au bout. Et en 80 minutes le XV de France ne s’est pas montré sous son plus beau jour. Incapable de mener durablement et de se donner de l’air.

A quelques mois de la coupe de monde, on peut à présent le dire : la France a touché le fond. Victoires laborieuses, défaites accablantes, Tournoi désastreux. Plus inquiétant encore, on n’a vu que peu d’envie et de ressort côté français.

L’ambiance n’est pas au beau fixe côté français suite à cette défaite et aux déclarations de Marc Lièvremont. «Honte», «trahison», les mots sont lourds de sens et la situation n’est pas sans nous rappeler un certain mondial 2010. On est encore loin de l’épisode du bus de Ksyna. Mais l’équipe ne se porte pas bien et tout le monde s’interroge : comment en est-on arrivé là? Y a t’il un responsable ou est-ce le système qui montre là ses limites?  L’état d’esprit de Marc Lièvremont, le sélectionneur de l’équipe de France ne rassure pas. Car il y avait presque des accents de démission dans ses propos.

Quoi qu’il en soit à trois matchs de la coupe du monde il y a de quoi s’inquiéter. Pourtant selon Fabien Galthié il est encore temps de réagir. En position d’outsider, tout est possible. Et le XV ayant touché le fond, il ne peut à présent que rebondir. Du moins espérons le. En attendant retenons seulement que tous les chemins ne mènent pour le moment qu’à la défaite de Rome.

Rugby : la France passe à côté du Crunch.

Essai de Foden - Crédits photo le Figaro.fr

On y a cru …  Mais seulement durant la première mi-temps. Après une entame de match en demi-teinte pour la France, les bleus relèvent la tête et rejoignent les anglais au score. 9 à 9, tout est encore possible. La Marseillaise s’élève dans les tribunes, et on se croirait  presque au Stade de France. Lorsque l’arbitre siffle le retour aux vestiaires on se dit que le XV tricolore est de retour. Du jeu, et une belle défense malgré les nombreuses fautes de mains. Qu’à cela ne tienne, on imagine Marc Lièvremont leur remonter les bretelles pour ces trop nombreux en-avant, et on se dit que le match va reprendre de plus belle.

Mais dès la remise en jeu c’est une équipe palote et fébrile que l’on voit évoluer sur le terrain de Twickenham. La marseillaise se fait avaler par Sweet Chariot alors que les anglais s’envolent en Ovalie. 14 à 9. Les Français n’ont pas le temps de se remettre de cet essai et les anglais transpercent de nouveau la défense. Mais la France échappe au pire : essai refusé.

Plus tard Jonny Wilkinson fait son entrée, les anglais acclament leur héros qui ne tarde pas à donner trois points de plus à son équipe. 17 à 9. Les Français sont encore dans la course mais leurs tentatives d’essais sont infructueuses. A l’image du rebond malheureux dans l’en but pour Rougerie, ou de la pénalité de Yachvili qui échoue sur le poteau anglais. S’en suit un rugby stérile, prévisible… Et surtout Fanny en deuxième mi-temps pour les français. Pas un seul point de marqué.

Et comment ne pas mentionner l’arbitrage un peu flou de Monsieur Clancy. Un jugement confus… Alors forcément, les anglais s’en donnent à coeur joie.

Le public, perplexe, ne peut s’empêcher de comparer ce Crunch au désastreux France/Australie dont on parle tant. Une première mi-temps satisfaisante et une deuxième bien moins bonne. N’exagérons rien, cette défaite ci reste honorable. On ne peut pas dire que la cabane soit tombée sur le chien. Les bleus nous ont presque rassurés en inquiétant les anglais sur plusieurs actions.

Mais le Tournoi des six nations n’est pas encore fini et déjà les interrogations surgissent : à six mois de la coupe du monde, que peut-on faire? L’Equipe de France traverse t-elle une mauvaise passe ou y a t-il des problèmes d’organisation, de structure et de sélection? Peut on encore rêver d’un exploit en Nouvelle Zélande?

La réponse est peut être la suivante : concentrons nous sur le prochain France-Italie. La suite viendra bien assez vite.