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Who I am

Plus tard je serai Loïs Lane !

Si Anaïs pouvait piquer la baguette de sa marraine la bonne fée, ce ne serait pas pour se transformer en Cendrillon, mais bel et bien en Loïs Lane. Depuis son plus jeune âge, cette demoiselle cherche à percer dans le métier de journaliste.

Assise, jambes croisées, lunettes sur le nez, cheveux attachés, l’étudiante d’origine bretonne répondant du tac au tac paraît imperturbable, sérieuse et froide. Voici la première impression que donne Anaïs Laurent, et elle le sait.
Elle s’identifie sans hésitation à un aigle royal, certes de marbre, mais «pas méchant».«A l’âge de 4 ans, j’étais persuadée que je pouvais voler», confie-t-elle en se rendant compte de sa naïveté. Depuis son plus jeune âge, elle tente de faire de son rêve une réalité, celui de devenir un jour une grande journaliste.
Le journalisme, Anaïs tombe dedans à l’âge de 13 ans. En 2003, la collégienne suit de très près la coupe du monde de rugby et vante fièrement les mérites du «talentueux et sublime» Michalak. Mais lors de la finale, le gentleman du ballon ovale effectue un match catastrophique. Les taquineries de ses camarades envers elle ne se font pas attendre. Vexée, elle décide d’écrire ses premiers billets défendant ainsi son idole. Elle prend alors goût à l’écriture journalistique. Cet échec de Michalak lui vaut ses débuts dans sa future carrière de journaliste.

Conjuguer sport et journalisme

Anaïs a toujours été une aficionada du domaine sportif, et plus particulièrement de la gymnastique. Cette passionnée des agrès remet sa mèche en place : « Durant les J.O de Pékin, je restais plantée devant ma télé essayant de capter cinq petites minutes de gymnastique». Elle en veut aux médias de négliger cette discipline. «Ras le bol du foot !» s’agace-t-elle en serrant le poing.
Ces dernières années, Anaïs s’est intéressée de plus près à la radio et aux journaux. Consulter les dernières nouvelles sur son Iphone devient un automatisme. Dans 10 ans, elle se voit déjà, non pas en haut de l’affiche, mais journaliste sur France Info. «Si je ne le suis pas, j’aurai l’impression d’avoir raté quelque chose».
Soucieuse du regard des autres, les réflexions sur sa petite taille l’énervent car cet adjectif est sans aucun doute celui qu’elle déteste le plus au monde. Malgré son mètre cinquante-deux, elle sait se faire entendre. Aujourd’hui, c’est ce qui fait sa force. Elle s’exprime sans lâcher le regard. «Je suis franche, c’est ma principale qualité».
Arrivée à Sciencescom en septembre dernier, l’étudiante poursuit le chemin qu’elle s’est tracé. Un chemin qui, elle espère, l’emmènera au micro de France Info.

Emmanuelle Sibiril